Le plein de la voiture a été fait la veille (comme quoi, je tire les conséquences de mes erreurs).

Je suis en formation depuis lundi et le temps s'écoule lentement, assise toute la journée, à côté de mon collègue supporter de Metz et Marseille... Le formateur m'a gracieusement autorisée à partir à 16h au lieu de 17h. Je pense sincèrement que le délai de route sera suffisant.

Après embarquement d'un Jos, la route se fait sans encombre. Seulement un impressionnant convoi de fourgons de CRS à signaler. Et puis, malheureusement, un panneau inquiétant : BOUCHONS. Effectivement, alors que le GPS indique qu'il reste 10 minutes pour aller à Gerland, nous mettons plus de 45 minutes... Et Jos fait sérieusement la gueule.

Le temps de trouver une place sécurisante pour la voiture et de faire un tour quasiment complet du stade, nous sommes à la fouille alors qu'une clameur reconnaissable entre mille monte des tribunes. But de Lyon, ouverture du score. Nous sommes assis tout en haut sur des marches réfrigérantes trois minutes plus tard.

Et là, j'observe. Les chants ne sont pas si impressionnants que je m'y attendais. Les lyonnais se lèvent à la moindre demi-occasion de leur équipe. Il y a pas mal de portugais dans les tribunes. Gourcuff est aimé. Bref, Lyon marque un deuxième but, que je vois au moins celui-ci. Les supporters de Benfica se font entendre, craquent des fumigènes, un speaker leur parle dans leur langue à eux et voilà, délivrance pour les lyonnais qui gagnent leur troisième match en autant de matchs de ligue des champions.

La sortie de Lyon sera tout aussi chaotique que l'arrivée. Des bouchons à la pelle et ça donne : une heure de retard. Arrivée vers 4h dans les Vosges, il faut vite dormir car une seconde étape européenne nous attend.