Tournée Générale

12 novembre 2010

Dijon - Reims

En lutte pour un stade fermé !

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07 novembre 2010

Nancy - Monaco

2-2

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30 octobre 2010

Caen - Nancy

Cosmo c'est mieux que FHM !

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27 octobre 2010

Epinal - Mulhouse

Ambiance en tribune

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Nancy - Lorient

Parce qu'il fallait bien revoir NANCY un jour...

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21 octobre 2010

Dortmund - Paris

 

Désormais, lorsque l'on supporte Paris, la tendance c'est de se déplacer et, de préférence, hors de nos frontières. À domicile, plus rien de bon. Je n'y ai même pas remis les pieds pour le constater. Les couples avec enfants ont remplacé les ultras jeunes et célibataires ; les ballons de baudruche, les fumigènes ; le maquillage rouge et bleu, les satins. Et pour couronner le tout, l'équipe gagne beaucoup plus facilement cette saison.

Bref, Dortmund semble la destination idéale, suffisamment lointaine des cotillons aseptisés de la capitale.

Un mail reçu quelques jours plus tôt, envoyé à ceux qui ont commandé des places depuis la France : « soyez sages » pour résumer. Avec une petite précision : les IDS parisiennes seront également valables en Allemagne... Vive l'Europe.

Le lever est douloureux après le retour tardif de Lyon. Je m'habille, à quelques détails près, comme si j'allais faire du ski. Il faudra bien ça.

Nous devons retrouver Flo en ville mais une fois de plus, des complications sur la route nous obligent à aller directement au stade. Travaux, bouchons, limitations à 70 km/h, ça devient banal... tout comme le fait que le téléphone de Flo soit à cours de batterie... Alors, puisqu'on ne peut plus l'appeler, il faut passer par les SMS et l'incompréhension qui parfois en découle. Je crois que Flo nous attend dans le stade alors qu'il est resté à l'extérieur... Et je dis merci dans trois langues successivement, un peu perdue de me trouver confrontée à une vieille langue pour ainsi dire pas pratiquée depuis un bon paquet d'années.

Des dizaines de buvettes, des milliers de supporters, de l'allemand beaucoup, du français un peu, un stade vertigineusement haut... le dépaysement est au rendez-vous. Et peut-être encore plus une fois rentré : le kop est immense. L'ambiance va déchirer.

Flo nous retrouve de façon presque miraculeuse juste avant le coup d'envoi. Ses cheveux mériteraient un rendez-vous chez le coiffeur ; il s'est également habillé pour le ski. D'ailleurs, on y retourne quand ?

De la première période, il y a peu de choses à retenir. Des blocs de parisiens à plusieurs endroits du stade. Un cameraman se prend un ballon en pleine tronche : le fait du match ! Des chants, bien allemands, bien beaux. Et quelques chants parisiens.

En seconde période, j'ai envie que Dortmund marque un but, pour profiter de la clameur. C'est ce qu'il se passe mais sur penalty. Je suis un peu déçue. Ce n'est pas pareil que de vivre la construction et l'aboutissement d'une action. Paris égalise à la fin, un timide fumigène pour fêter ça. Encore quelques chants de part et d'autre, et c'est terminé. Comme annoncé au cours du match, certains blocs de parisiens devront attendre que le stade soit vide pour être relâchés.

Après, on mange des saucisses et de la bière, ça réchauffe un peu. J'apprends qu'on dépose Flo à Nancy (et oui, je tombe des nues).

Retour sans bouchons, achat de cigarettes au Luxembourg (et Flo ne savait même pas que ça valait le coup par rapport à la France !) et on lâche le Flo dans les rues glaciales et désertes de Nancy, il est à peu près 3h je crois.

Encore une heure de route avant les Vosges, coucher tardif pour lever matinal. J'ai une réunion à 10h, ça va être tendu.

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20 octobre 2010

Lyon - Benfica

Le plein de la voiture a été fait la veille (comme quoi, je tire les conséquences de mes erreurs).

Je suis en formation depuis lundi et le temps s'écoule lentement, assise toute la journée, à côté de mon collègue supporter de Metz et Marseille... Le formateur m'a gracieusement autorisée à partir à 16h au lieu de 17h. Je pense sincèrement que le délai de route sera suffisant.

Après embarquement d'un Jos, la route se fait sans encombre. Seulement un impressionnant convoi de fourgons de CRS à signaler. Et puis, malheureusement, un panneau inquiétant : BOUCHONS. Effectivement, alors que le GPS indique qu'il reste 10 minutes pour aller à Gerland, nous mettons plus de 45 minutes... Et Jos fait sérieusement la gueule.

Le temps de trouver une place sécurisante pour la voiture et de faire un tour quasiment complet du stade, nous sommes à la fouille alors qu'une clameur reconnaissable entre mille monte des tribunes. But de Lyon, ouverture du score. Nous sommes assis tout en haut sur des marches réfrigérantes trois minutes plus tard.

Et là, j'observe. Les chants ne sont pas si impressionnants que je m'y attendais. Les lyonnais se lèvent à la moindre demi-occasion de leur équipe. Il y a pas mal de portugais dans les tribunes. Gourcuff est aimé. Bref, Lyon marque un deuxième but, que je vois au moins celui-ci. Les supporters de Benfica se font entendre, craquent des fumigènes, un speaker leur parle dans leur langue à eux et voilà, délivrance pour les lyonnais qui gagnent leur troisième match en autant de matchs de ligue des champions.

La sortie de Lyon sera tout aussi chaotique que l'arrivée. Des bouchons à la pelle et ça donne : une heure de retard. Arrivée vers 4h dans les Vosges, il faut vite dormir car une seconde étape européenne nous attend.

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16 octobre 2010

Epinal - Chamonix

J'arrive de nouveau à la bourre et en fait, je me demande pourquoi je le précise encore... Je rejoins directement le groupe de supporters. L'ambiance est tiède, Épinal ouvre le score en situation de supériorité numérique (enfin une bonne gestion de ce temps fort !!) mais Chamonix, bénéficiant d'une double pénalité spinalienne, égalise puis marque un deuxième but (encore une supériorité numérique pour Chamonix). Bon, va falloir se réveiller.

Épinal égalise lors du deuxième tiers et domine la rencontre. Mais, malin, le gardien adverse déplace sa cage à plusieurs reprises...

Épinal continue sa marche en avant lors du troisième tiers et inscrit un troisième but : la patinoire se réchauffe enfin un peu ! La fin de partie régale les supporters : Chamonix sort son gardien pour apporter le surnombre mais Épinal en profite pour marquer deux buts !!

Large victoire 5-2 au final, longue à se dessiner mais bien méritée.

Et pendant ce temps-là, victime d'un arbitrage des plus douteux, Nancy concédait sa première défaite à l'extérieur chez les marseillais...

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15 octobre 2010

Metz - Dijon

Forte de ma récente déconvenue à Strasbourg, je prends soin de vérifier l'horaire du match. 20h et rendez-vous avec Julien (mon nouveau chéri comme dit Jos) à Nancy à 18h15, c'est largement assez. Du moins cela devait-il l'être.

Nous prenons de quoi manger à emporter et allons faire la queue à la station-service (autrement, je cours le risque de ne jamais revenir de Metz, ce qui serait quand même bien triste !). J'ai bon espoir que les choses aillent vite. Sauf qu'à 19h15, nous quittons seulement Nancy...

Je roule vite (entre les radars) et après de menus ralentissements près du stade (moche), nous sommes à l'entrée du chemin conduisant au parcage. Il est 19h58. C'est pas mal mais c'est sans compter sur la brillante intervention des CRS. L'un d'eux s'approche et je lui dis qu'on va voir Dijon. Il me demande si on a nos billets – non, et il réplique que ce n'est pas par là qu'on doit se garer. Je lui dis que si, alors il va demander conseil à un autre et revient pour me demander si on est visiteurs. Ben oui, Dijon c'est pas Metz à ce que je sache. Bref, il faut encore attendre le relevé de la plaque d'immatriculation, l'autorisation des CRS à l'entrée du parcage et voilà, nous sommes en retard. Une fois de plus.

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5€ la place, c'est cool la ligue 2. Nous arrivons avec 7 minutes de retard et on n'entend que les dijonnais chanter. Le stade est atrocement peu rempli. La GG boude, il n'y a personne pour se poser sur les sièges tout neufs. Côté HF, c'est timide. Metz inscrit deux buts, la GG fait son apparition au premier étage de sa tribune : « tes sièges on n'en veut pas », Dijon houspille ses joueurs : « passez la deuxième ». Et c'est la mi-temps. Je vais présenter à Julien mes potes dijonnais et on discute. Même en seconde période car il n'y a pas grand chose à voir, si ce n'est un but d'école de Metz. Dijon se réveille en fin de match et inscrit un but. Insuffisant.

En retournant aux voitures, Julien et moi chantons aux dijonnais un chant bien de chez nous : « et puis Metz c'est pas... ». Les dijonnais apprécient. Nous nous retrouvons plus loin sur une aire d'autoroute, le temps de manger pour certains et boire des cafés ou chocolats. Sympathique. Je ramène Julien à Nancy, il part à minuit en bus pour Marseille. Courageux.

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09 octobre 2010

Strasbourg - Epinal

Rendez-vous à Ogéviller, un village perdu de Meurthe-et-Moselle. J'ai dix minutes d'avance (il est 17h50) et je m'en félicite. C'est un moment rare, à savourer. Julien est déjà présent, lui aussi, devant la maison à barreaux comme dit Karine. J'ai bien cru que ses parents habitaient en prison... Bref, après quelques échanges avec ses parents et les recommandations d'usage (« soyez prudents... »), Karine, minus, Julien et moi montons dans la formidable Saxo de base. Qui peine direct.

La route se passe tranquillement, Karine en a marre de la radio et choisit donc le Cd le plus consensuel parmi le maigre choix que je lui propose : Le Peuple de l'herbe. On fume des clopes, écarquille les yeux devant un panneau de prévention routière alsacien : « conduire + dormir = mourir ». L'esprit de Karine n'est pas très clair, alors qu'elle parle d'un déplacement à Colmar au cours duquel Adrien avait frôlé l'accident de voiture en plein carrefour, elle précise que nous étions partis à deux voitures : « une voiture de meufs et une voiture de filles ». Hum.

Nous trouvons la patinoire sans trop de difficulté. À noter que Karine et moi avions deux adresses différentes, que la mienne était la plus juste mais que le GPS, acquis à la cause de Karine, n'a trouvé que son adresse. Nous nous garons facilement même si, c'est bizarre, il y a beaucoup de voitures... pour un match qui commence dans plus d'une heure... La patinoire de Strasbourg, nommée l'Iceberg, est jolie de l'extérieur. Récente. Et alors que nous sommes à l'entrée, en train de nous demander si nous allons manger ou prendre les places, Julien puis Karine remarquent qu'un match se joue déjà à l'intérieur de la patinoire. Je me sens pâlir. C'est vrai qu'il n'y a personne aux guichets. Nous allons voir et là, je manque défaillir. Pas de doute possible, il s'agit bien du match de hockey entre Strasbourg et Épinal, et, chose gravissime, c'est le troisième tiers et il reste huit minutes... Nous nous installons en haut d'une tribune, en face des groupes de supporters. Les spinaliens chantent, les strasbourgeois aussi mais ils sont vraiment peu. Strasbourg mène 4-3, Épinal tente d'égaliser, j'espère du plus profond de mon cœur qu'il y aura prolongation, qu'on ne soit pas venus pour rien. Mais c'est Strasbourg qui enfonce le clou... On aura au moins vu un but... Le speaker rappelle que L'étoile Noire, c'est huit victoires en huit matchs et le sport numéro un en Alsace (ça, c'est facile)...

L'homme du match côté Epinal, c'est le gardien, Lacasse. Julien regrette de ne pas avoir vu les beaux arrêts qu'il a dû faire... Nous restons un bon moment dans la patinoire, histoire de profiter des lieux, et devant, histoire de partager nos impressions sur le match – comme tout le monde quoi. Et puis nous hésitons à aller patiner mais nos estomacs nous rappellent à l'ordre. Et puisque nous sommes dans une région hautement gastronomique, nous décidons de trouver : un mc do ! Ce n'est pas simple, surtout que Karine fait la grève du GPS. Nous tournons en rond, autour de la cathédrale et puis nous avons de plus en plus faim alors Karine se décide à sortir de la voiture pour aller chercher le GPS.

Le mc do est semblable aux autres, à part que Julien et moi choisissons la mauvaise file. Nous attendons très longuement...

Dans les toilettes, alors que je me lave les mains, quelques mots accrochent mon regard. « Lavez-vous les mains pendant trente secondes ». Et tout d'un coup, je me rends compte que je ne supporte plus toutes ces injonctions, ces interdits, ces recommandations fortement conseillées.

« Boire ou conduire, il faut choisir »

« Fumer tue »

« L'abus d'alcool est dangereux pour la santé »

« Mangez cinq fruits et légumes par jour »

« Pratiquez une activité physique régulière »

« Pensez au dépistage »

« Travailler plus pour gagner plus »

« Luttez contre l'isolement »

« Les engins pyrotechniques sont interdits à l'intérieur du stade »

Etc.

J'en ai marre. Pour moi, tout cela nuit à la liberté personnelle et à la liberté d'expression. Bien sûr, on me répondra que « c'est nécessaire au bon fonctionnement de la société ». Moi j'y vois surtout un lavage de cerveau qui gomme l'essentiel : les origines du mal-être français (à vous de les trouver !).

Après ce petit coup de gueule intérieur, je retourne affronter les autres à l'extérieur. Un couple d'allemands et leurs enfants se photographient sous toutes les coutures dans leur décapotable. Pour nous, il fait froid. Nous repartons.

Je n'échappe pas aux railleries tout le long du retour : « ça m'a donné envie de voir un match de hockey en entier », le match est passé vite on n'a pas eu le temps de s'ennuyer », « vérifie l'horaire la prochaine fois », etc. J'ai droit au décompte de fin de match et aussi à quelques chants revus et corrigés. Puis on écoute un peu de musique de merde en français histoire de chanter. Karine refuse de mettre la fin du match de l'équipe de France (victoire) au grand désespoir des deux hommes. Et elle me reproche de manger les accotements.

À Ogéviller, chacun retrouve sa voiture et nous nous séparons définitivement aux environs de Lunéville. Je termine par de la petite route, seule face à mes regrets.

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