Forte de ma récente déconvenue à Strasbourg, je prends soin de vérifier l'horaire du match. 20h et rendez-vous avec Julien (mon nouveau chéri comme dit Jos) à Nancy à 18h15, c'est largement assez. Du moins cela devait-il l'être.

Nous prenons de quoi manger à emporter et allons faire la queue à la station-service (autrement, je cours le risque de ne jamais revenir de Metz, ce qui serait quand même bien triste !). J'ai bon espoir que les choses aillent vite. Sauf qu'à 19h15, nous quittons seulement Nancy...

Je roule vite (entre les radars) et après de menus ralentissements près du stade (moche), nous sommes à l'entrée du chemin conduisant au parcage. Il est 19h58. C'est pas mal mais c'est sans compter sur la brillante intervention des CRS. L'un d'eux s'approche et je lui dis qu'on va voir Dijon. Il me demande si on a nos billets – non, et il réplique que ce n'est pas par là qu'on doit se garer. Je lui dis que si, alors il va demander conseil à un autre et revient pour me demander si on est visiteurs. Ben oui, Dijon c'est pas Metz à ce que je sache. Bref, il faut encore attendre le relevé de la plaque d'immatriculation, l'autorisation des CRS à l'entrée du parcage et voilà, nous sommes en retard. Une fois de plus.

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5€ la place, c'est cool la ligue 2. Nous arrivons avec 7 minutes de retard et on n'entend que les dijonnais chanter. Le stade est atrocement peu rempli. La GG boude, il n'y a personne pour se poser sur les sièges tout neufs. Côté HF, c'est timide. Metz inscrit deux buts, la GG fait son apparition au premier étage de sa tribune : « tes sièges on n'en veut pas », Dijon houspille ses joueurs : « passez la deuxième ». Et c'est la mi-temps. Je vais présenter à Julien mes potes dijonnais et on discute. Même en seconde période car il n'y a pas grand chose à voir, si ce n'est un but d'école de Metz. Dijon se réveille en fin de match et inscrit un but. Insuffisant.

En retournant aux voitures, Julien et moi chantons aux dijonnais un chant bien de chez nous : « et puis Metz c'est pas... ». Les dijonnais apprécient. Nous nous retrouvons plus loin sur une aire d'autoroute, le temps de manger pour certains et boire des cafés ou chocolats. Sympathique. Je ramène Julien à Nancy, il part à minuit en bus pour Marseille. Courageux.