Déjà contraints d'évoluer dans une patinoire en kit suite à la fermeture de Poissompré (voir le sujet s'y rapportant), les joueurs d'Épinal ont vu de nouvelles galères s'ajouter à une liste pourtant déjà bien fournie.

Tout avait pourtant bien commencé ce soir. La patinoire était presque entièrement remplie : autant dire, du jamais vu depuis le retour du hockey à Épinal ! Était-ce dû aux vacances scolaires ? Au difficile succès acquis trois jours plus tôt à Gap ? Au prix en baisse de l'entrée ? Peu importe au fond, l'ambiance promettait d'être belle face à un concurrent direct au même nombre de points et aux résultats en tous points comparables à ceux d'Épinal.

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Les problèmes débutèrent à la fin de l'échauffement, les gardiens de Villard de Lans faisant constater aux arbitres un TROU. Dans la glace, juste devant la cage du but. Aussi, jusqu'à l'entrée des joueurs pour le match, dont le début avait été avancé à 19h (Epinal avait demandé à faire le test d'un horaire moins tardif que 20h15), tout fut mis en œuvre pour réparer le trou par le jardinier local.

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Hélas, au premier coup de patin, les rustines volaient en éclat. Et chaque joueur de Villard d'y aller de son petit passage sur le trou qui ne cessa de s'agrandir. Les arbitres accordèrent alors 30 minutes à Epinal pour réparer sa glace. Morceaux de glace, eau, azote, surfaceuse. Mais rien n'y fît. Sans compter que la surfaceuse manqua de lâcher (et sans oublier les problèmes de cuisson des saucisses tant la demande était forte pour supporter l'attente !) et répandit de la glace grise un peu partout. Heureusement réparée avec les moyens du bord, elle pu redonner un aspect convenable à la glace et même tenter de creuser autour du trou pour l'effacer. Peine perdue. Revenus sur leurs patins, les arbitres décidèrent qu'il n'y aurait pas de match ce soir.

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Hués, sifflés, ils restèrent inflexibles. Et les spinaliens désemparés. Le speaker annonça bien quelques choses dans son micro, mais comme d'habitude c'était inaudible. Aussi, les supporters se mirent-ils à réclamer « une sono » puis à chanter « ça c'est Epinal, on a pas de pognon mais des chansons ».

Bref, c'est dans une confusion teintée de désespoir qu'une bonne partie des gens attendit à l'extérieur qu'on leur dise quoi faire. Je partis aux informations et j'appris : 1- que ce genre d'incident ne s'était encore produit nulle part ! 2- que le staff d'Épinal attendait des consignes de Paris (report du match ? Si oui, le lendemain ?) et 3- que la surfaceuse avait déjà failli lâcher deux fois auparavant...

Quelques minutes plus tard, on nous donna des informations complémentaires : le match ne serait pas joué le lendemain, le trou n'étant peut-être pas rebouché d'ici là et on pourrait se faire rembourser ou garder le ticket pour un autre match d'Épinal...

En repartant, je ne peux m'empêcher de penser que si j'étais riche, je deviendrais actionnaire du club pour continuer à voir plein de beaux matchs...